Dictionnaire
du Développement Durable
et de l’Environnement
par Jacques-François MARTIN
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DICTIONNAIRE:
de "MICROORGANISME" à "Z.U.P."
M
Microorganisme : Un microorganisme est un être vivant de très petite taille, tel que les bactéries, levures, moisissures et virus. Couramment, on les nomme Microbes. Certains sont pathogènes, mais beaucoup d’entre eux, omniprésents dans la biosphère, sont tout simplement nécessaires à la vie des plantes et des animaux quels qu’ils soient, homme compris. Notre corps est l’hôte de nombre d’entre eux, facilitant par exemple notre digestion. Ce sont les microorganismes qui permettent aux plantes de tirer du sol les éléments minéraux qui leur sont indispensables. Voir Sols.
Molysmologie :
Ce terme savant, formé récemment sur la racine grecque molusma signifiant « tache », désigne l’étude des pollutions de
l’écosystème. Voir aussi dépollution.
MPDA :
Mines de Potasse d’Alsace. Voir Potasse.
MTD : Meilleures Techniques Disponibles. Ce sigle et son contenu sont issus d’une directive européenne, visant à déterminer les techniques les plus avancées et les matériaux les mieux adaptés dans différentes activités, par exemple dans le bâtiment. Leur objectif consiste notamment à limiter les émissions polluantes tout en tenant compte des contraintes techniques et économiques du secteur concerné.
Nappe phréatique : Ce terme est apparu à la fin du XIXème siècle, formé sur le grec ancien phréar, signifiant puits. La définition la plus généralement admise de ce terme recouvre les masses d’eau souterraines proches de la surface de la croûte terrestre et facilement exploitables par l’homme. Elles sont alimentées régulièrement par l’eau de pluie et/ou par des sources souterraines. Les nappes phréatiques (à ne pas confondre avec l’eau fossile) sont constituées par l’eau infiltrée dans les microfissures du sous-sol, qui peut aussi comporter de l’air. Quand l’ensemble des microfissures de la zone est rempli d’eau, on parle de nappe saturée. La stock des nappes phréatiques d’eau potable accessibles à la consommation humaine est très inégalement réparti dans le monde, à l’image de celui des ressources énergétiques fossiles (voir Énergies fossiles.) Dans de nombreuses régions du monde – dont l’Europe et particulièrement l’Europe du Sud - le niveau (ou la saturation) des nappes phréatiques a tendance à baisser de manière inquiétante, ce qui est sans doute à mettre en relation avec le réchauffement climatique. Une autre source majeure de cet état de faits est à mettre sur le compte de l’agriculture intensive et de la déforestation. Ces deux phénomènes ont en effet en commun le défaut de mettre les sols à nu, ce qui implique le ruissellement des eaux de pluie et par conséquent leur non absorption par le sous-sol. Outre les actions de grande envergue que nous devons mener pour limiter le réchauffement climatique en cours, nous devons donc mener des politiques consistant à préserver les sols et à mieux raisonner l’aménagement du territoire.
N
Natura
2000 :
Natura 2000 est un programme qui a été adopté par l’Union Européenne dans l’objectif de préserver les biotopes naturels ou semi naturels d’espèces animales et de flore « d’intérêt
communautaire », de manière à maintenir la biodiversité. En France, le réseau Natura 2000 couvre plus de 12% du territoire terrestre. Au
niveau communautaire, le réseau regroupe 90 000 Km carrés, soit près d’un cinquième du territoire français.
Nations
Unies :
Voir ONU
O
OAA :
Voir FAO
OCDE :
Organisation de Coopération et de Développement Economiques, organisme international regroupant essentiellement des pays développés (en anglais : OECD, pour « Organisation for Economic
Co-operation and Development. ») Selon sa propre définition, l’OCDE regroupe les gouvernements de 30 pays attachés aux principes de la démocratie et de l’économie de marché en vue
de soutenir une croissance économique durable, développer l’emploi, élever le niveau de vie, maintenir la stabilité financière, aider les autres pays à développer leur économie et contribuer
à la croissance du commerce mondial.
Océans :
Les océans, qui couvrent les deux tiers de la planète, sont à l’origine de la vie. Même si on ne sait pas comment est né le processus complexe de la vie, on sait qu’il y puise sa source.
L’eau a donné naissance à la première molécule de chlorophylle et au premier être vivant - et à la photosynthèse par le phytoplancton (voir Plancton.) C’est de l’eau qu’a commencé à se développer ce que nous appelons aujourd’hui la biosphère et la biodiversité qui lui permet de continuer à exister jusqu’à ce jour. Les océans, comme la
forêt, constituent l’une des plus extraordinaires sources de la biodiversité, où se développe une série de chaînes alimentaires interdépendantes, multiformes et d’une grande complexité. Les
océans, grâce aux différentiels de températures observés entre les différentes latitudes, sont à l’origine des principaux phénomènes météorologiques. Parmi les exemples les plus emblématiques de
ces manifestations planétaires, le Gulf Stream et El Niño. Ces deux courants
océaniques majeurs donnent naissance à des vents et à des zones d’influence climatique. Le premier a une action bien connue sur le climat tempéré d’Europe occidentale. Quant à El Niño,
courant du Pacifique Sud, il influence non seulement le climat de sa zone d’origine , mais aussi celui de l’Amérique du Nord et même - selon l’école Polytechnique Fédérale de Zurich – celui de
l’Europe en général. Les grands courants océaniques sont liés encore à la formation de phénomènes atmosphériques majeurs comme les cyclones tropicaux. Source de vie et lieu de vie, les océans
sont aujourd’hui largement menacés par la pollution, l’effet de serre et le réchauffement climatique. La mort des coraux et des biotopes qu’ils sont seuls à permettre, comme la baisse drastique
de la masse de phytoplancton, sont certainement au moins autant responsables que la surpêche de la forte diminution du stock de poissons. Par ailleurs, le rôle de stockage du
CO2 par l’océan semble, selon certains scientifiques, être en diminution. Ce phénomène serait dû, lui aussi, à la baisse de la masse du phytoplancton.
OMI : Organisation Maritime Internationale, branche de l’ONU chargée d’élaborer les règles de sécurité du transport maritime international, et donc entre autres toutes les règles spécifiques relatives au développement durable et à l’environnement dans ce domaine.
OMM : Voir WMO
OGM : Sigle pour Organisme Génétiquement Modifié. Il s’agit d’un organisme vivant qui a subi une modification par l’utilisation du Génie Génétique dans le but d’améliorer certaines de ses performances ou d’éliminer certaines de ses caractéristiques considérées comme indésirables.
ONU : Organisation des Nations Unies, en anglais UNO, couramment nommée Nations Unies. Organisation fondée en 1945, succédant à la SDN, Société Des Nations, qui n’avait pas pu empêcher la seconde guerre mondiale. L’ONU regroupe la quasi-totalité des Etats du monde. Ses principales missions sont le maintien de la paix, le développement économique et social, la mobilisation des nations qui la composent pour améliorer la santé et les droits de l’homme dans le monde. Parmi les nombreuses institutions dépendant de l’ONU, la Commission du Développement Durable CDD), créée en 1992 au Sommet de la Terre à Rio. Voir Agenda 21. et le site de l’ONU en français : http://www.un.org/french
OMS : Organisation Mondiale de la Santé, en anglais WHO : Institution de l’ONU spécialisée pour les projets internationaux concernant la santé. Voir le site officiel de l’OMS à l’adresse www.who.int/fr
OQAI : Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur, organisme dépendant du CSTB et missionné par les pouvoirs publics français. Cet observatoire a pour mission de mieux connaître la nature et les origines des pollutions de l’air intérieur afin de mieux les prévenir et les combattre. Voir http://www.air-interieur.org/home.aspx et PM.
Ouragan : Autre nom du cyclone tropical (en anglais « hurricane ».) Au sens propre, un ouragan n’est pas un cyclone mais, en météo marine, tout vent supérieur à 64 nœuds (force 12 sur l’échelle de Beaufort) soit 118 Km par heure. Par extension, les très fortes tempêtes sont parfois nommées Ouragans.
Ozone : Molécule composée de trois atomes d’oxygène, à la différence de ce gaz qui n’en comporte que deux. De ce fait, l’ozone est parfois nommé Trioxygène. Voir Couche d’ozone
P
Palmier à huile : Faisant partie d’une famille de grands végétaux des zones tropicales, le palmier à huile (nom botanique Elaeis guineensis Jacq) est originaire d’Afrique. Tout comme pour les cocotiers et autres palmiers, il ne s’agit pas d’un arbre, mais d’une herbe qui est cultivée sur ce continent, mais aussi en Asie (surtout en Indonésie et en Malaisie) et en Amérique du Sud (essentiellement en Colombie et en Equateur.) Ce végétal présente la particularité d’offrir près de 50% d’huile dans la chair de son fruit. Après le soja, ce palmier constitue la deuxième source mondiale de production d’huile. L’huile du palmier, qui est extraite par pression à chaud, est utilisée pour l’alimentation humaine comme pour l’industrie (savons et cosmétologie.) Le palmier à huile est enfin utilisé de plus en plus souvent pour la fabrication d’agrocarburant. Sa culture étant aisée, rapide et rentable, il fait l’objet de défrichages massifs qui accroissent la déforestation dans les pays concernés. La culture du palmier à huile devient pour cette raison l’objet de débats dans le cadre du développement durable de la Planète.
PAPI : Sigle pour Programme d’Action et de Prévision des Inondations (France.)
Papier écologique : Cette appellation est matière à débats. Un papier dit « écologique » est-il nécessairement un papier recyclé ou non, peut-il être une fabrication issue d’une gestion de type FSC… ? Les deux versions sont actuellement admissibles, pour peu que le papier en question utilise « le moins possible » de produits chimiques considérés comme polluants (en particulier le chlore qui sert au blanchiment de la pâte.)
Papier recyclé : Papier élaboré majoritairement à partir de vieux papiers récupérés. Le processus de fabrication du papier recyclé consomme beaucoup moins d’eau que celui du papier élaboré à partir de fibres de bois. Voir aussi Papier écologique.
Parcs Nationaux, Naturels Régionaux : Voir Réserves naturelles.
Particules dans l’air : L’activité humaine est largement responsable de la présence de particules potentiellement dangereuses en suspension dans l’air intérieur et extérieur (PM.) En date du 12 octobre 2007, une circulaire du Ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durable fixe les limites au-delà desquelles les préfets doivent donner l’alerte. Voir aussi OQAI.
PCR : Personne Compétente en Radioprotection : référent dans l’entreprise pour ce qui concerne les risques liés aux rayonnements émis par les équipements radioélectriques.
PEFC : Marque déposée et label de bonne conduite émis par la filière bois française en association avec certains acteurs de terrain. Ce label s’oppose à FSC, considéré comme trop radical par certains industriels.
Pesticides : En agriculture, un pesticide est une substance destinée à lutter contre des organismes considérés comme nuisibles. Naturels ou chimiques, ils ont pour but selon les cas d’éloigner ou de détruire insectes (les insecticides), champignons (les fongicides) ou plantes indésirables (les herbicides) dans les cultures. Le terme pesticide est le plus souvent associé aux molécules fabriquées par les grands groupes spécialisés. Ces substances chimiques sont accusées soit de provoquer une pollution des sols, soit de nuire gravement à certaines espèces animales comme les abeilles. En France et dans d’autres pays, le REGENT TS® et le GAUCHO® ont été mis en accusation dans la baisse sensible de l’état de santé et du nombre des abeilles domestiques ainsi que d’autres insectes pollinisateurs nécessaires à la production de fruits et de graines. Bien d’autres pesticides sont montrés du doigt, tant pour la préservation de la biosphère que pour celle de la santé humaine (taux de pesticides dans notre alimentation.) Il apparaît donc urgent de limiter drastiquement l’utilisation de ces intrants agricoles.
PET : Polyéthylène térephtalate : matière 100 % recyclable (voir Recyclage), plus légère que le PVC, ayant un taux de recyclage de 50 %. Le PET est utilisé pour manufacturer des fibres isolantes pour les vêtements d’hiver mais aussi pour fabriquer de nouvelles bouteilles.
Piles électriques : Nous nous sommes habitués depuis quelques décennies à utiliser un grand nombre de piles électriques dans des domaines très variés. Or, comme chacun devrait le savoir maintenant, ces piles, jetées dans la nature, peuvent avoir un impact extrêmement dommageable sur l’environnement. Ces petits objets contiennent en effet des métaux tels que le plomb, le zinc, le mercure, le manganèse, le cadmium, le lithium ou le nickel. Ainsi, une pile peut polluer un mètre cube pendant cinquante ans. C’est pourquoi nous devons préférer les batteries rechargeables, qui sont par ailleurs économiquement moins coûteuses à l’usage. Les piles ne doivent jamais être jetées avec les déchets ménagers, mais doivent être rapportées dans les nombreux points de vente qui les récupèrent en vue de leur recyclage.
Piles à combustible : La pile à combustible est l’un des grands espoirs qui animent, en ce début de XXIème siècle, de nombreux milieux industriels, pouvoirs politiques, collectivités et consommateurs citoyens. Le terme fait un peu peur, car ce « combustible » qui n’est pas nommé reste donc mystérieux au plus grand nombre. Or, généralement il s’agit tout simplement d’hydrogène, l’un des éléments les plus présents dans l’univers et sur Terre. Le principe de la pile à combustible est très simple mais sa mise en œuvre reste encore assez difficile à maîtriser pour l’adapter à nos automobiles. Il consiste à faire voyager des ions entre une anode et une cathode de manière continue, créant ainsi un courant électrique capable d’alimenter un moteur. Ce système présente l’énorme avantage de ne générer aucune pollution lors de son utilisation et la seule matière rejetée par le moteur est… de l’eau. En effet, la pile à combustible fonctionne exactement à l’inverse de l’électrolyse de l’eau. Il reste que l’hydrogène de l’air ne peut être utilisé directement car sa concentration est beaucoup trop faible ; il faut donc le fabriquer industriellement (il s’agit en fait du dihydrogène, de formule H2, l’une des composantes de la molécule d’eau H2O.) La production industrielle de l’hydrogène n’est certes pas totalement propre, mais les sites industriels devraient permettre de récupérer le CO2 généré par cette opération. De nombreux industriels travaillent activement à cette future révolution technologique, qui devrait toucher de nombreux secteurs de l’économie. Les constructeurs automobiles sont au premier rang des activités intéressées par le procédé, qui requiert une très forte compression de l’hydrogène et sa réfrigération. C’est là la principale difficulté qu’il faudra surmonter pour parvenir à généraliser la pile à combustible sur nos véhicules et cela à des prix abordables.
Plancton : Le planton est composé d’une grande variété de très petits organismes vivant en surface de l’eau et notamment des océans. On distingue en particulier deux grandes familles de plancton : le phytoplancton, de nature végétale, qui réalise la photosynthèse et se développe surtout au printemps. Le phytoplancton unicellulaire est à la base de la vie sur terre. Le planton végétal est consommé principalement par le zooplancton, lui-même constitué de minuscules animaux (dont des crevettes) qui sont la proie des poissons et d’autres animaux marins. C’est donc du plancton que prend naissance la chaîne alimentaire océanique, qui se termine par les prédateurs tels que les différentes espèces de thons. Les baleines, mammifères marins, se nourrissent directement de plancton. Le phytoplancton, qui ne pèse que 1% de la biomasse capable de réaliser la photosynthèse, représente pourtant près de la moitié de la conversion de CO2 en matériel végétal. La santé et l’abondance du plancton – et singulièrement du phytoplancton - sont indispensables à toute vie sur terre.
Phytoplancton : Voir Plancton.
Photosynthèse : Processus bioénergétique se produisant dans les plantes comportant des molécules chlorophylles. Les plantes utilisent ce phénomène pour produire des glucides et stocker le gaz carbonique (CO2.) Elles synthétisent de cette manière leur propre matière organique, qui sera recyclée par une série d’autres processus liés notamment au règne animal. Ainsi, la photosynthèse est à la base de la vie sur Terre, permettant l’existence de la biosphère.
Piles rechargeables et jetables : Les piles électriques jetables ont un impact extrêmement important sur notre environnement lorsqu’elles sont jetées sans précautions. Il est donc indispensable de les rapporter au point de vente pour s’assurer qu’elles seront retraitées. A l’inverse, les piles rechargeables, appelées aussi batteries, sont plus économiques à terme et préservent l’environnement.
PM : Particules de matière en suspension dans l’air (appelées également aérosols) ou dans l’eau. PM est un sigle pour l’anglais « Particulate matters », signifiant « matières particulaires ». Sous forme solide ou liquide, il peut s’agir aussi bien de particules de fumée, de cendre, de poussières, de brouillards… de tailles très diverses bien que microscopiques. Les plus grosses particules présentes dans l’air (supérieures à 10µm) sont généralement arrêtées par le système respiratoire de l’homme, alors que les plus petites sont potentiellement dangereuses en particulier par accumulation. Dans l’eau, il faut procéder à différents traitements selon les cas. Pour l’air intérieur, voir OQAI.
PNAQ : Plan national d’affectation de quotas de CO2 : dispositif devant être élaboré par chaque pays de l’Union Européenne en application de la directive 2003/87/CE. Il s’agit d’établir un système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre dans l’ensemble de l’UE en vue de réduire les émissions de dioxyde de carbone.
PNUE : Programme des Nations Unies pour l’Environnement www.unep.org/french
Pollution : Action d’introduire dans un milieu naturel des « polluants » dégradant l’écosystème (produits chimiques ou génétiques.) Par extension, peuvent être considérés comme facteurs polluants certains bruits, odeurs, augmentations artificielles de température (dans les eaux en particulier.) Etat d’un milieu touché par la pollution. Le terme savant pour l’étude des pollution est « molysmologie ». La pollution d’un milieu est une dégradation de l’environnement. Voir aussi dépollution.
Potasse : Minerai comportant du carbonate et de chlorure de potassium, majoritairement exploité en Alsace par les MPDA jusqu’à la fin du siècle dernier pour servir d’engrais. Les « saumures de potasses » déversées, mêlées aux divers déversements des villes riveraines du fleuve ainsi que de l’agriculture, ont fait du Rhin un égout à ciel ouvert, que combat la CIPR.
PRIMEQUAL : Programme de Recherche Inter organismes pour une Meilleure Qualité de l’air à l’échelle locale
R
Radioactivité : Marie Curie a créé ce terme, qui désigne un phénomène physique naturel de désintégration. Certains noyaux instables perdent ainsi des éléments qui vont se réintégrer dans d’autres atomes. Ce phénomène produit de l’énergie sous forme de rayonnements. Quasiment tout est radioactif à des degrés divers, mais les isotopes naturels les plus radioactifs sont l’isotope 238 de l’uranium, l’isotope 232 du thorium et l’isotope 40 du potassium. D’autres matières radioactives naturelles sont beaucoup plus fréquentes mais moins dangereuses en dessous de certaines concentrations, par exemple certains isotopes de radon, présents naturellement dans les sols granitiques. Voir ASN, ANDRA et CRIIRAD.
Radioprotection : Voir PCR et Rayonnements ionisants
Rayonnements ionisants : La nature émet elle-même quantités de rayonnements dont certains sont nocifs. Par son activité, l’homme est à l’origine de nombreux rayonnements dont certains sont ionisants, c’est-à-dire qu’ils arrachent ou ajoutent à un atome (ou à une molécule) de la matière qu’ils traversent une charge donnée (électrons.) Ces éléments sont donc transformés par le rayonnement et perdent ainsi leur neutralité. On les appelle des ions positifs ou négatifs. Certains peuvent être dangereux. De nombreux équipements (dont les appareils de radiographie) peuvent être à l’origine de rayonnements ionisants. Voir PCR, ASN et IRSN.
REACH : Sigle pour le programme Registration, Evaluation and Authorisation of Chemicals (Recensement, Evaluation et Autorisation des Produits Chimiques) adopté par le Parlement Européen en 2005. Ce programme très vaste a pour objet de tenter un recensement de toutes les matières susceptibles d’être nuisible à l’homme et à l’environnement, présentes dans notre milieu de vie et particulièrement dans les innombrables productions chimiques de l’homme : de la peinture aux mobilier, en passant par les matériaux du bâtiment, les pesticides, les aérosols divers et toutes productions industrielles. Compte tenu de l’immensité du défi posé par REACH, on peut légitimement se demander si ce programme portera ses fruits.
Réchauffement climatique : Egalement appelé « réchauffement planétaire » ou « changement climatique », le réchauffement climatique est selon le GIEC un effet dû à 90% à l’activité humaine et à l’effet de serre qu’elle engendre. Il concerne le réchauffement des océans et des masses d’air. Ce phénomène est à la fois plus puissant et surtout beaucoup plus rapide que tous les changements de cette nature observés dans l’histoire de notre planète. Il s’est développé essentiellement aux IXème et XXème siècles - et de façon beaucoup plus importante depuis la fin du siècle dernier. Si nous ne parvenons pas à l’endiguer pour partie, le réchauffement en cours pourrait bouleverser profondément les équilibres naturels et la vie de millions d’hommes. Ce phénomène est à l’origine du mouvement mondial qui s’est développé en faveur d’un développement durable à partir du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro.
Recyclage : Le recyclage est un ensemble de procédés mettant en œuvre des matières ou des objets fabriqués par l’homme pour les réintégrer dans de nouveaux processus de fabrication. Selon les cas, la matière nouvellement fabriquée peut être différente de la matière source (cas du PET), ou identique (cas de la récupération du verre.) Les cas les plus fréquemment cités dans ce domaine sont le papier recyclé, les lampes basses consommation (voir Lampes fluorescentes) et les piles (voir Piles rechargeables et jetables.) L’augmentation du volume global de matières recyclées est l’un des objectifs majeurs en vue d’amenuiser les pollutions chimiques et de diminuer les facteurs de réchauffement climatique.
Récylum : Eco-organisme agréé, chargé de récupérer les lampes fluorescentes usagées en vue de leur recyclage. Dans la première année de sa mise en service (datant de novembre 2006), l’éco-organisme a collecté 12 millions de lampes, soit davantage que prévu.
REFIOM : Résidus de Fumées d’Incinération d’Ordures Ménagères.
Réserves naturelles : Les réserves naturelles sont des biotopes délimités administrativement afin de préserver leur écologie naturelle et en particulier la flore et la faune locale. Selon les pays, ces réserves peuvent répondre à des définitions très variables. Certaines d’entre elles sont interdites à tous publics en dehors des scientifiques qui les étudient, alors que d’autres permettent des accès plus ouverts. Les Parcs nationaux, dont le premier et le plus célèbre reste celui de Yellowstone aux États-unis, ne sont pas à proprement parler des réserves naturelles. Ce sont de très grands espaces pouvant comporter des zones urbanisées mais mettant en avant des règles précises de préservation de la nature. Ils comportent toujours plusieurs biotopes distincts. En France, les Parcs naturels Régionaux correspondent à des territoires plus ou moins étendus faisant l’objet d’une réglementation spécifique portant sur la protection de l’environnement et le développement économique et culturel. Ces parcs associent les collectivités territoriales concernées.
RIO (Conférence, Déclaration) : Sous l’égide de l’ONU, s’est tenue en 1992 à Rio de Janeiro (Brésil) une Conférence sur l’Environnement et le Développement, communément nommée « Sommet de la Planète Terre ». Faisant suite à la Conférence de Stockholm de 1972, cette manifestation s’est focalisée sur l’amélioration du bien-être des peuples et la limitation de la pollution, tout en étudiant les liens entre ces objectifs et la croissance économique. Faisant l’objet de débats entre pays industriels et pays en développement, la conférence a abouti à la « Déclaration de Rio », signée par 172 pays, instituant 27 principes de développement durable de la planète. Cette charte non contraignante est cependant devenue une référence mondiale et est notamment à l’origine du concept d’Agenda 21.
S
SER : Syndicat des Energies Renouvelables, qui regroupe en France les professionnels de ces énergies.
Soleil : Des bibliothèques entières seraient insuffisantes à décrire ce que l’on sait et ce qu’on ignore encore du soleil. Le soleil est une étoile parmi les deux cents milliards d’autres étoiles présentes dans la Voie Lactée, qui est notre galaxie. Il constitue la quasi-totalité de la masse du Système solaire et se trouve au centre de ses planètes – dont notre petite Terre - astéroïdes et poussières qui gravitent autour de lui. Il est composé à 75% d’hydrogène et à 25% d’hélium. Sa fabuleuse énergie provient des réactions nucléaires générées en son noyau par l’immense pression qui y règne. L’énergie qui est libérée par ces réactions nucléaires parvient à la surface du soleil en un million d’années et s’y transforme en chaleur et en lumière. Il faut à peine plus de huit minutes pour que la lumière du soleil parvienne à la Terre, dont le diamètre est 109 fois moins long que celui du soleil.
Les effets produits sur notre planète par la gigantesque puissance de l’astre du jour, ont été et demeurent l’une des conditions nécessaires à la vie. Le soleil apporte près de 100% de la chaleur dont bénéficie la surface de la Terre, permet la photosynthèse et la présence d’eau liquide. Les effets néfastes de certains rayonnements solaires sont largement limités par la couche d’ozone qui ceinture notre atmosphère.
Sols : Nous marchons sur le sol, il s’agit donc là d’un mot très commun qui, jusqu’à aujourd’hui, soulevait peu de questions.. Le Petit Robert note que le sol est « la partie superficielle de la croûte terrestre, à l’état naturel ou aménagée pour le séjour de l’homme. » Mais en écologie et en agriculture, ce mot recouvre des significations différentes et plus précises. En écologie, on ne parle que de l’aspect naturel de cette fine couche naturelle. En agriculture, on évoque par ce mot l’épaisseur du substrat utilisé pour faire germer et croître les plantes. Or, le sol des écologistes et des microbiologistes n’est pas qu’une matière minérale, très loin de là. La masse d’un sol vivant est en effet composée pour moitié d’organismes vivants, du spore de champignon au ver de terre et à la taupe, en passant par les mycéliums, bactéries, virus et autres microorganismes. Une vie d’une grande complexité se déroule à notre insu sous nos pieds. Cette vie, qui pour l’essentiel se déroule à une très faible profondeur (entre cinq et quinze centimètres) est indispensable à la biodiversité. Sans elle, les plantes ne trouveraient pas la possibilité d’absorber les substances nécessaires à leur croissance, car l’eau et la photosynthèse ne leur suffiraient pas. Les progrès technologiques de la mécanisation agricole ont amené à un accroissement très important de la profondeur des labours et à une forte augmentation du poids des engins.) Les découvertes en matière d’agrochimie au XXème siècle ont permis la fabrication d’intrants toujours plus efficaces à court terme (pesticides et engrais.) Ces évolutions majeures on certes constitué des facteurs déterminants de changements considérables dans les modes et les rendements de la production agricole. Ils ont permis de mieux nourrir une partie de la population mondiale, en termes de quantité d’aliments. Mais en Europe et en Amérique du Nord, puis dans beaucoup d’autres parties du monde, ils ont aussi été les vecteurs d’un fléau constitué par l’appauvrissement catastrophique de la qualité des sols. En Europe, se sont ajoutés les remembrements de parcelles, des aménagements et terrassement divers. Dans d’autre régions du monde, les brûlis et les défrichages (voir Déforestation) ont pour effet de rendre les sols stériles. Car la matière vivante des sols ne se reconstitue pas en laissant simplement la terre au repos. Il faut pour cela lui apporter les « graines de vie » qui lui ont été arrachées, beaucoup de savoir, beaucoup de soins et beaucoup de temps. L’ensemble des pratiques agricoles du siècle passé et du XXIème siècle, mais aussi des aménagements à grande échelle et les diverses pollutions quelles qu’en soient les sources, sont largement coupables de la mort des sols. En Europe, l’absence totale des talus d’autrefois dans les espaces consacrés au grandes cultures favorise fortement le lessivage des sols et ainsi la perte définitive de leur biomasse. Lydia et Claude Bourguignon, qui dirigent le LAMS (Laboratoire d’Analyse Microbiologique des Sols) et font école en la matière dans le monde entier, affirment qu’en France, la majorité des sols a perdu 90% de sa masse biologique ! Le corollaire de cet état de choses catastrophique est constitué par le fait qu’il s’inscrit dans une spirale. Les plantes cultivées ne trouvant plus dans le sol la possibilité de puiser les ressources minérales qu’elles requièrent, on a massivement ajouté des engrais directement assimilables et on a lutté contre les maladies par les pesticides. Ces produits contaminent les sols à leur tour et contribue à détruire la biomasse du sol, comme de nombreuses espèces d’animaux utiles comme les abeilles et autres pollinisateurs, plantes sauvages comme le coquelicot et le bleuet qui ravissaient nos grands-parents au bord des champs. Or, la plupart des plantes ont des « contrats de service » (symbioses) avec les microorganismes du sol, c’est là l’un des aspects de la biodiversité. La boucle est bouclée : il est urgent de trouver des chemins vers une agriculture raisonnée, qui permettrait à la fois de restaurer peu à peu la biodiversité dans nos sols et de soulager nos assiettes des produits toxiques que nous ingérons sans le savoir par notre alimentation.
Sommet de la Terre : Voir RIO (conférence, Déclaration)
Sous-sol : Voir Croûte terrestre.
SRU : Loi du 13 décembre 2000 relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbains (France.)
Stratosphère : Voir Atmosphère et Couche d’ozone.
T
TEOM : Taxe d’enlèvement des ordures ménagères
TEP : Sigle pour Tonne Equivalent Pétrole. Cette unité d'énergie correspond à l’utilisation de 1 tonne de pétrole. Le pétrole étant considéré comme l’énergie de référence, la TEP permet de comparer facilement les différents besoins en énergie de par le monde. Une TEP correspond à 11626 kilowattheures et à l’énergie produite par 1,615 tonne de charbon.
THPE : Voir HPE
Tourbières
:
Les tourbières sont des zones humides constituées au fil des millénaires par l’accumulation de matière organique produite par diverses plantes
dont la sphaigne. Ces milieux sont de véritables écosystèmes qui ont la particularité, outre d’héberger une part importante de la biodiversité, de
constituer des réserves de CO2 qui ainsi ne s’échappe pas dans l’atmosphère. Les tourbières produisent aussi du
méthane (gaz à effet de serre) mais le stockage du CO2 qu’elles opèrent leur confère
avant tout un rôle éminent de lutte naturelle contre l’effet de serre. Or, les tourbières sont l’objet de nombreux assèchements volontaires. La disparition de surfaces importantes élimine leur
rôle de puits de carbone et leur brûlis accroît encore le CO2 ainsi émis.
Tri
sélectif :
Le tri sélectif des déchets ménagers est une nécessité pour permettre l’élimination des matières polluantes. La mission publique de collecte et de tri est confiée en France à Eco-Emballages. Voir aussi Recyclage.
Troposphère : Voir Atmosphère.
U V W X Y Z
UICN Union Internationale pour la Conservation de la Nature (en anglais : IUCN, plus connue sous le nom de World Conservation Union.) Cette organisation a été fondée en 1948 et a son siège en Suisse. www.uicn.fr
UNCCD : Voir Désertification.
UNO : Voir ONU
UPDS : Union des Professionnels de Dépollution des sites (voir Friche et BASIAS.)
WHO :
World Health Organization, nom anglais de l’organisation Mondiale de la Santé, en français "O.M.S."
WMO : Sigle pour World Meteorological Organization, Organisation Météorologique Mondiale (OMM.)
World Conservation Union Voir UICN
WWF : Sigle pour World Wide Fund (for Nature.) Cette organisation internationale non gouvernementale, la plus importante et la première force de protection de la nature, est présente dans la plupart des pays du monde et regroupe près de cinq millions d’adhérents. Le WWF élabore des milliers de programmes de conservation de l’écosystème en collaboration active avec ses membres. La fondation mène des actions de sensibilisation et d’influence (« lobbying ») auprès entreprises, des gouvernements et des organisations non gouvernementales.
ZAC : Sigle et acronyme pour Zone d’Aménagement Concerté (France.)
Zone humide : Territoire naturel gorgé d’eau (douce, saumâtre ou salée) ou inondé de manière plus ou moins permanente, et constituant un biotope. Longtemps considérées comme malsaines et inutiles, de nombreuses zones humides ont été malmenées voire détruites par l’homme. Elles présentent pourtant un intérêt écologique de première importance pour la reproduction des poissons et des oiseaux. Les zones humides représenteraient près de 4 millions de Km2 à travers le monde, dont près de 1,4 millions dans la seule Russie. Dans de nombreux pays, ces zones humides sont volontairement asséchées pour y cultiver par exemple du palmier à huile. Un plan de sauvegarde a été ouvert en France en 1995, mais ces territoires méritent toujours d’être protégés. Voir aussi Tourbières.
Zooplancton :
Voir Plancton.
ZUP : Sigle et acronyme pour Zone à Urbaniser en Priorité, France.
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