Dictionnaire du Développement Durable
et de l’Environnement
par Jacques-François MARTIN
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DICTIONNAIRE: de "AB" à "Déchets radioactifs"
A
AB :
Label certifiant l’origine biologique de certains produits alimentaires. Voir
Agriculture biologique
: Ce label est
attribué par des organismes ayant reçu une délégation des pouvoirs publics, comme par exemple Ecocert.
ABM : Agence de Biomédecine, France : établissement créé par la loi de bioéthique de 2004, chargé de veiller aux greffes d’organes, à la procréation médicale assistée, à l’embryologie et à la génétique humaines. Sa mission consiste à garantir la sécurité, la qualité, l’anticipation, l’éthique et la transparence de ces activités.
Abeille domestique et sauvage : L’abeille domestique (Apis Mellifera) est un insecte hyménoptère social élevé dans le but de produire du miel et de la cire. Les abeilles constituent dans le même temps un agent très important de pollinisation des végétaux. Outre les abeilles domestiques, il existe un grand nombre d’espèces d’abeilles sauvages qui – elles aussi - sont des pollinisateurs, à côté des bourdons et d’autres types d’insectes. Dans le monde entier, on observe une diminution forte et très rapide du nombre de colonies d’abeilles sauvages. Les apiculteurs constatent de leur côté une mortalité fortement accrue de leurs ruchers. Les pesticides agricoles jouent sans conteste un rôle important dans ce phénomène complexe. Les dernières avancées montrent cependant que les pesticides ne seraient pas les seuls responsables de cet état de faits et indiquent plutôt une combinaison de facteurs. Or, sans abeilles, les rendements des cultures céréalières et fruitières seraient très gravement menacés. Il est donc urgent d’agir concrètement pour sauver les abeilles. Des scientifiques du monde entier s’emploient à analyser ce phénomène préoccupant et des groupes de pression luttent pour l’interdiction de certaines substances directement impliquées dans cette extinction massive des abeilles, que l’on espère encore réversible.
ACTA : Association de Coordination Technique Agricole, qui fédère les ICTA : Instituts et Centres Techniques Agricoles, centres de recherche agricole appliquée des pratiques agricoles. www.acta.asso.fr/icta/ictapresentag0.htm
ACV : Voir Analyse du Cycle de Vie
ADEME : Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (France.) www.ademe.fr établissement public placé sous la tutelle du Ministère de L’Ecologie, du Développement etde l’Aménagement Durables (MEDAD) et du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. L’établissement a des missions de recherche, d’observation, de communication et de soutien financier dans les domaines de l’énergie, de l’air, du bruit, des déchets, des sols et du management environnemental. Concernant la pollution des sols, voir BASIAS.
AEE : Agence Européenne de l’Environnement, créée en 1990. Selon la définition de l’Union Européenne, l’AEE a été mise en place « afin soutenir un développement durable et de contribuer à une amélioration sensible et mesurable de l'environnement en Europe. L'Agence européenne pour l'environnement a pour mission de fournir des informations fiables et comparables sur l'environnement aux décideurs et au public, en coopération avec le réseau européen d'information et d'observation sur l'environnement. » Voir le site : http://europa.eu/scadplus/leg/fr/lvb/l28019.htm
Aérosols : Voir PM et Clean Air Task Force
AFSSA : Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments www.afssa.fr. Organisme public indépendant, l’AFSSA a des missions de recherche, d’expertise et d’alerte dans l’objectif de protéger et d’améliorer la santé des hommes, des animaux et des végétaux.
AFSSAPS : Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé http://afssaps.sante.fr. L’AFSSAPS a pour mission de garantir l’efficacité et le bon usage des médicaments, dispositifs médicaux et autres produits de santé destinés à l’homme.
AFSSET : Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail, France. www.afsset.fr Placé sous la tutelle des ministères chargés de la santé, de l’écologie et du travail, cet établissement public est chargé d’assurer la protection de la santé humaine et de la sécurité sanitaire dans tous les environnements y compris le travail, et d’évaluer les facteurs de risques liés à tous types d’activités, notamment professionnelles. Dans ce cadre, L’AFSSET est chargée de coordonner l’expertise des risques liés aux produits chimiques. Depuis le 1er Juillet 2009, l’AFSSET a repris une partie des prérogatives de l’ex- BERPC (Bureau d’évaluation des risques des produits et agents chimiques), qui a disparu à cette occasion. De ce fait, elle est maintenant chargée de l’application de la directive REACH en France.
Agenda 21 : Programme de diagnostic et d’action de nature économique, écologique et sociale adopté par 173 pays au Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, sous l’égide de l’ONU, afin de permettre un développement durable de la planète. Il peut exister des « Agenda 21 » nationaux, régionaux et locaux. Voir aussi Réchauffement climatique et Développement durable.
Agence Européenne de l’Environnement : Voir AEE
Agriculture biologique : Voir Biologique. Mode de production agricole de type traditionnel, c’est-à-dire n’utilisant aucun intrant agricole de synthèse ni d’O.G.M. Il s’agit d’une forme de gestion des cultures prenant en compte la biodiversité et l’ensemble de l’environnement, de manière à favoriser les rendements sans recourir aux engrais de synthèse ni aux pesticides. L’agriculture biologique, qui est l’un des éléments moteurs d’un développement durable de la planète, remplace les méthodes de l’agriculture intensive conventionnelle par les assolements, les engrais verts et le compostage, en respectant les cycles biologiques naturels. Encore relativement peu développée, l’agriculture biologique gagne cependant rapidement du terrain grâce à la mise en place de réglementations telles que celle ayant conduit à la création de labels, dont AB.
Agriculture raisonnée : Cette expression, qui correspond à une règlementation précise, ne doit pas être confondue avec celle d’agriculture biologique. L’agriculture raisonnée vise notamment à réduire l’utilisation des intrants agricoles pour en limiter l’impact sur l’environnement, sans pour autant sortir du modèle de l’agriculture dite conventionnelle.
Agrocarburants : Il s’agit là de l’un des eldorados promis qui ont fait le plus rêver certains économistes en ce début de XXIème siècle, hélas assez brièvement. Les agrocarburants sont des produits industriels fabriqués à partir de végétaux et destinés à remplacer l’essence dont nos automobiles ont besoin pour fonctionner. On les nomme souvent à tort biocarburants, bien que leurs procédés de culture et de fabrication n’aient rien de biologique. Le Brésil utilise la canne à sucre pour la fabrication de l’éthanol, qui est ni plus ni moins que l’alcool présent dans les boissons alcoolisées. Les États-unis fabriquent du diester à partir du soja, alors que la France lui préfère le colza. Si le parc automobile brésilien roule à 70% grâce à l’éthanol, pourquoi donc la planète entière ne s’y mettrait-elle pas ? Il y a plusieurs réponses à cela. Tout d’abord, les terres cultivables de la planète ne sont pas extensibles à l’infini, alors que la priorité reste bien de nourrir les hommes. Or on sait que dans de vastes régions du monde, la production alimentaire est déjà très loin de suffire aux populations. Si l’on voulait remplacer l’essence des automobiles par des agrocarburants, il faudrait cultiver la canne à sucre, le soja, le colza ou le palmier à huile sur l’ensemble des terres agricoles voire au-delà ! Au Brésil, en Indonésie et dans d’autres pays du globe, les cultures destinées aux agrocarburants ont un impact important sur la déforestation et accroissent ainsi le réchauffement climatique. En effet, la capacité d’absorption du CO2 par ces cultures est très inférieure à celle de la forêt et le stockage de ce gaz à effet de serre est inexistant. Par ailleurs, la forêt ne repousse pas après l’abandon de ces terres par l’agriculture. La production d’agrocarburants à partir d’algues pourrait peut-être en partie résoudre ce problème, mais l’industrialisation de ce procédé prometteur reste à l’étude. Pour l’instant, les agrocarburants (dont la fabrication requière l’utilisation de pétrole) ne sont donc en aucun cas à considérer comme une solution massive à la disparition annoncée des énergies fossiles. Il faut les envisager comme l’une des voies, entre beaucoup d’autres, qui devraient permettre de structurer à terme notre univers énergétique. Il existe cependant un espoir provenant de l’utilisation de certaines plantes pouvant être cultivées sur des terrains devenus impropres à l’agriculture nourricière, dont on peut tirer de l’huile végétale pure : voir HVP.
AIR : Il s’agit de la matière gazeuse qui compose l’atmosphère. Cette matière est composée à 78% d’azote (ou plus exactement de diazote, dont la molécule est formée de deux atomes d’azote et est notée N2) et de 21% d’oxygène. L’air est nécessaire à la plupart des êtres vivants, bien que certains microorganismes, dits anaérobies, se développent en dehors de la présence d’oxygène (voir Méthanisation.) Le reste des gaz formant l’air, soit 1%, est composé de gaz rares et d’autres gaz (dont le méthane et le C02) et de vapeur d’eau. La pollution de l’air constitue un enjeu très important pour l’environnement et la santé humaine. Il s’agit tant de la pollution de l’air extérieur - majoritairement par l’industrie et la circulation automobile - que celle de l’air intérieur (voir OQAI) par de nombreux facteurs.
AIR (Qualité de l’) : Voir OQAI.
AIRE : Association Internationale des Ressources en Eau : voir IWRA
Airparif : Réseau de surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France www.airparif.asso.fr
Amiante : Le terme amiante désigne différents types de roches fibreuses d’origine métamorphique (=qui se sont transformées sous l’action de la température et/ou de la pression, comme les schistes ou le gneiss.) L’amiante a longtemps été utilisé dans de nombreux domaines en raison de ses propriétés isolantes. Compte tenu du danger de l’exposition à ce matériau, toutes les catégories d’amiante sont interdites en France depuis 1997.
AMAP :
Sigle et acronyme pour Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne. Associations permettant aux producteurs agricoles de vendre directement leurs récoltes aux consommateurs, sur la base de contrats annuels individuels. Un nombre croissant d’AMAP se développent dans les pays développés, de plus en plus sur des produits issus de l’agriculture biologique.
Analyse du Cycle de
Vie : En abrégé
A.C.V., l’Analyse du Cycle de Vie est un cadre d’étude destiné à étudier les étapes de la vie d’un produit afin d’imaginer des améliorations à apporter en matière d’environnement.
ANDRA : Agence Nationale pour la gestion des Déchets Nucléaires, France. Établissement public chargé de la gestion, de la surveillance mais aussi de l’exploitation des déchets radioactifs issus de l’industrie nucléaire. Voir aussi Radioactivité, ASN et CRIIRAD.
ANR :
Agence nationale de la Recherche. Le groupement d’Intérêt Public ANR, créé en 2005, est destiné au financement de projets de recherche scientifique émanant tant des établissements publics de
recherche que des entreprises privées.
Aral : Voir Mer d’Aral.
ASN : Autorité de Sûreté Nucléaire, France. Cet organisme indépendant créé en 2006, assure le contrôle de la sûreté des activités nucléaires et des dispositifs de radioprotection. L’ASN joue également un rôle d’information auprès des autorités et du public. Voir ANDRA, IRSN, CRIIRAD.
Antennes relais : Antennes d’émission et de réception des ondes nécessaires au fonctionnement des appareils de téléphonie mobile. Ces antennes font l’objet d’études de plus en plus approfondies tentant de déterminer leur dangerosité potentielle pour l’homme.
Atmosphère : L’atmosphère est la couche gazeuse entourant la Terre et retenue par la gravitation. Composée essentiellement d’azote pour près de 80% et d’oxygène pour environ 20%, l’atmosphère comporte aussi beaucoup d’eau sous ses trois formes et quelques gaz rares. Son épaisseur est variable selon les latitudes et l’activité des vents solaires. L’atmosphère, qui est étroitement liée aux océans et à la biosphère dont elle permet l’existence, se décompose en cinq couches de densité et de composition distinctes. L’épaisseur totale des quatre premières est d’environ 800 Km. Il s’agit d’abord de la Troposphère, dans la quelle nous vivons et dont l’épaisseur varie de 7 à 16 Km. Elle concentre près de 90% de la masse totale d’air et presque toute la vapeur d’eau. C’est dans cette couche que se situent les nuages et autres les phénomènes météorologiques comme les cyclones. La couche suivante est la Stratosphère, qui s’étend jusqu’à environ 50 Km de la surface des océans. C’est dans cette zone que se trouve la majeure partie de la couche d’ozone protectrice. Puis viennent la mésosphère (jusqu’à 80 Km) et la thermosphère (jusqu’à 800 Km.) Enfin, une couche très épaisse (jusqu’à 50 000 Km) dont la densité est extrêmement faible, l’exosphère (du grec exo, au-dehors), est une zone dans laquelle les molécules sont absorbées dans l’espace intersidéral.
B
Ban Amendment : Voir Convention de Bâle.
Banquise : Étendue de glace de mer recouvrant en hiver la quasi-totalité de l’océan Arctique, jusqu’à il y a peu de temps. Cette couche de glace flottante se forme dès que la température de l’eau passe en dessous de-1,9°C et peut atteindre jusqu’à 2 mètres d’épaisseur. La moitié de la banquise fond en été. Ces dernières années, la surface et l’épaisseur de la banquise en hiver ont décru très fortement sous l’effet du réchauffement climatique. Ce phénomène très rapide est préoccupant car il accélère lui-même le réchauffement par la disparition d’une surface réfléchissant les rayons solaires. La diminution de surface de la banquise représente aussi un grave danger pour la biodiversité, notamment pour l’ours polaire.
BASIAS : Base de données des Anciens Sites Industriels et d’Activités de Services, édité par le BRGM. On estime qu’environ 400 000 sites peuvent être concernés en France par une pollution due à des activités passées. La consultation des sites répertoriés par la base est libre. http://basias.brgm.fr Voir aussi ADEME.
BEE : Bureau Européen de l’Environnement
BEH : Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, émis par l’InVS.
Biflux : Pour « Collecte Biflux » des déchets ménagers : ramassage et collecte sélective des déchets recyclables (voir tri sélectif) et des autres déchets ménagers dans une seule et même opération, grâce à un camion comportant deux bennes distinctes.
Biogaz : Le biogaz est issu de la méthanisation. Comportant plus de 50% de méthane pur, il constitue une source d’énergie présentant l’avantage de réduire l’effet de serre de ce gaz ainsi récupéré. S’il est réalisé à partir de boues d’épuration, il en limite les effets nuisibles à l’environnement. Fabriqué sur substrat de matières organiques végétales ou animales ou de déchets ménagers, il en réduit le volume et la capacité de pollution organique de la nature. Le biogaz, qui est un équivalent très proche du gaz naturel, constitue ainsi, grâce au retraitement de diverses matières dans des digesteurs, une énergie renouvelable prometteuse. à la différence des agrocarburants, sa fabrication n’a aucun impact négatif sur la capacité de la Terre à nourrir les populations humaines. Si la source est proche du lieu de transformation ou d’utilisation, il est économiquement rentable et peut faire l’objet d’une mise sur le réseau de gaz, de transformation en électricité ou d’utilisation directe par certaines industries fortes consommatrices d’énergie.
Biologique : La biologie étant la science du vivant, l’adjectif biologique s’applique à tout ce qui relève de la vie (plantes, champignons et animaux de toutes tailles et espèces) et par extension à toute matière, technique, science ou milieu fondé sur la vie. En termes d’environnement et d’agriculture, le terme s’applique essentiellement à un type d’agriculture (voir Agriculture biologique) et aux produits alimentaires qui sont tirés de ce mode de production.
Biomasse : La biomasse est la masse totale des matières vivantes et/ ou organiques se trouvant dans un milieu ou un espace donné. En ce sens, le terme est équivalent à Biocénose. Par extension, potentiel énergétique de cette biomasse. Ce terme recouvre en particulier les déchets agricoles, organiques ménagers, certains déchets industriels, le bois et ses sous-produits. En France, cette dernière catégorie constitue plus de 80% de la biomasse disponible. L’ensemble de la biomasse utilisée en France arrive en tête des énergies renouvelables, devant les énergies hydraulique et éolienne. La combustion de la biomasse (particulièrement celle du bois) est considérée comme s’inscrivant dans un développement durable car le elle ne dégage pas plus de CO2 que celui qui a été capté par les végétaux dont elle a tiré son énergie.
Biosphère : Ensemble constitué sur notre planète par la totalité des êtres vivants (biocénose), associée au milieu dans lequel ils vivent. La biosphère, dont l’origine se trouve dans la photosynthèse, est en évolution permanente car la nature recycle tout le vivant et transforme le milieu. Voir écosystème.
Biotope : Un biotope est un milieu minéral cohérent et limité dans l’espace, dans lequel se développent des espèces vivantes animales et/ou végétales. Il est caractérisé par la définition et l’organisation naturelle de ses ressources (présence de roches diverses dont l’eau, conformation du terrain.) Avec la biosphère qu’il héberge, le biotope forme un écosystème.
Boues :
En termes d’environnement et de développement durable, on parle de
« boues » pour désigner les effluents divers (industriels ou ménagers) subsistant après traitement. Cette appellation générique peut donc recouvrir des compositions extrêmement
diverses, mais leur évacuation, dissémination et stockage représente toujours un défi pour la planète. Après traitement, les boues d’épuration ménagères, riches en éléments organiques, sont
utilisées comme engrais, dans un cadre très règlementé.
BRF : Le bois raméal fragmenté ou BRF est le nom d’une technique et de la matière que l’on épand sur le sol pour sa mise en oeuvre. L’objet est de
restaurer les processus naturels de fertilisation du sol à l’image de ceux qui existent dans la forêt. Des branches d’arbres d’essences feuillues passent dans un broyeur qui les fragmentent et la
matière est épandue sur le sol, fraîche. La lignine du jeune bois,
sucre responsable de sa rigidité, stimule la germination des spores de champignons, puis des microorganismes (bactéries, protozoaires) et la
faune du sol : acariens, collemboles, microarthropodes, annélides et vers de terre. Des chaînes alimentaires complexes se forment. Le sol s’aère et de l’humus stable apparaît. Une « régie »
nutritionnelle se met en place en faveur des plantes cultivées qui se développent sans stress, notamment hydrique, ni maladie et offrent des goûts purs et
savoureux.
BRGM :
Bureau de recherches géologiques et minières, éditeur notamment de la base de données BASIAS. Voir le site www.brgm.fr
C
Charte de l’Environnement : Texte adossé à la Constitution Française en 2003, donnant à chaque citoyen des droits nouveaux en termes d’environnement et de santé – et plus globalement de Développement Durable. Ce texte trouve des implications directes dans les politiques publiques, qui sont tenues de le prendre en compte. La Charte de l’Environnement entérine en particulier les principes de précaution, de « pollueur-payeur », d’information, d’éducation et de prévention.
CDD : Commission du Développement durable de l’ONU.
CEMAGREF : Institut de recherche pour l'ingénierie de l'agriculture et de l'environnement www.cemagref.fr
CIPR : Commission Internationale pour la Protection du Rhin. Voir Potasse et MPDA.
CIRC : Centre International de Recherche sur le Cancer, en anglais IARC. Site en français : www.iarc.fr/FR/General/index.php
Clean Air Task Force : ONG américaine oeuvrant pour la propreté de l’air. Voir PM.
Climat :
Ce mot trouve sa racine dans le grec Klima, qui fait référence à l’inclinaison de la Terre par rapport au soleil. Le mot peut revêtir des sens fort différents. Dans son acception
la plus usuelle, il désigne un ensemble de données statistiques cohérentes associées à une région plus ou moins vaste du globe, dont il définit les moyennes de température, d’hygrométrie, de
pluviosité et de force des vents. Le climat mondial est très largement déterminé par les différences thermiques entre les zones intertropicales et les pôles, par les océans et les glaces polaires (voir Banquise), cet ensemble d’éléments ayant lui-même une influence
prépondérante sur la circulation des masses d’air de l’atmosphère. L’étude du climat à travers l’histoire de la Terre montre qu’il a très
souvent évolué, même dans les périodes interglaciaires. Le changement climatique que nous connaissons aux XXème et XXIème siècles (voir Réchauffement
climatique) est cependant très rapide et trouve sa principale origine dans l’effet de serre généré par l’homme.
Climatologie :
étude du climat.
CNR :
Cercle National du Recyclage : association ayant pour but de promouvoir la collecte sélective des déchets et d’aider les collectivités dans
la mise en place de programmes de sauvegarde de l’environnement. L’association est composée essentiellement de collectivités locales et d’association de consommateurs. www.cercle-recyclage.asso.fr
CNRS :
Centre National de Recherches Scientifiques (France.) Organisme public de recherche scientifique fondamentale dans tous les domaines de la connaissance.
CO2 :
Formule chimique du dioxyde de carbone ou Gaz Carbonique, incolore et inodore, produit pas tous les processus de combustion. Les émissions de CO2 - industrielles et automobiles notamment -sont
responsables de l’accroissement de l’effet de serre. On évalue de plus en plus souvent les activités humaines en tonnes de CO2 émises. A
l’état de nature, la biosphère limite pourtant l’effet de serre en stockant le CO2 dans les forêts et les océans, grâce aux arbres et au phytoplancton. La production massive de CO2 depuis le IXème et surtout le XXème siècle obère largement ce
processus complexe qui régissait la vie depuis des millions d’années.
Commerce équitable : Le Commerce équitable est l’une des applications pratiques du développement durable, dans la mesure où il met l’accent à la fois sur la protection de l’environnement et sur les aspects sociaux de la production de biens. La démarche consiste en effet à donner aux petits producteurs la possibilité de vendre le fruit de leur travail à des prix leur permettant de vivre et d’élever leurs enfants dans des conditions décentes. Cette approche garantit également leurs droits élémentaires et prône l’utilisation de moyens de mise en oeuvre durables, comme l’agriculture biologique. Ainsi, le consommateur sensibilisé au développement durable peut avoir la certitude d’acheter des produits de qualité fabriqués par des hommes libres dont la démarche est proche de la leur.
Conservatoire du Littoral : établissement public français, membre de l’UICN. Cet organisme, créé en 1975, a des homologues dans de nombreux pays. Il a pour vocation de préserver, par la création et la mise à profit d’un arsenal juridique et règlementaire, la beauté naturelle de nos côtes. Il peut même arriver, comme ce fut le cas pour la Pointe du Raz, site naturel le plus visité de Bretagne, où le Conservatoire a pu faire démolir des bâtiments et un parking, rendant ainsi au lieu l’essentiel de sa majesté naturelle.
Convention de Bâle : Cet accord international, dont l’application effective date de 1992, fixe les règles d’élimination des déchets dangereux et de leur transport entre les États signataires, selon un principe dénommé gestion écologiquement rationnelle. La Convention dresse à cet effet une liste des produits visés, établit des interdictions et des procédures de contrôle. L’Union Européenne souscrit à cette convention, à laquelle elle a ajouté la ratification du Ban Amendment prôné par Greenpeace. Cet amendement interdit l’export de déchets dangereux depuis les pays développés vers les pays en voie de développement.
Corail : Animal microscopique vivant en symbiose avec un végétal. Les colonies de coraux constituent des récifs coralliens, indispensables à la biodiversité. Ces formations sont en grand danger et pourraient disparaître à court terme sous la pression cumulée de la pollution et du réchauffement climatique. Le site corallien le plus observé est la Grande Barrière de Corail, au large de l’Australie, dont la survie est désormais en question.
Couche d’Ozone : Région de la Stratosphère contenant une proportion assez importante d’ozone. Cette « couche d’ozone », sans laquelle la vie sur terre n’aurait été possible qu’au fond des océans, nous protège des dangereux rayons ultraviolets du soleil. Un « trou » de cette matière a été constaté brutalement dans les années 70 en Antarctique et a amené à une politique drastique de suppression des gaz dits CFC (chlorofluorocarbures), responsables pour une bonne part de ce phénomène inquiétant. Depuis quelques années, on constate une reformation progressive de la couche d’ozone. A noter que l’ozone présent dans l’air que nous respirons est considéré comme un polluant à partir de certains seuils (maximum pour la protection de la santé humaine : 120 µg/m³ en moyenne glissante sur 8 heures.)
CRIIRAD : Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité Voir le site : www.criirad.org
Croûte terrestre : Appelée aussi Écorce terrestre, il s’agit de la mince couche externe du manteau supérieur de la Terre, ou Lithosphère. On distingue la croûte continentale (qui représente 30% de la surface du globe et correspond aux continents émergés additionnés des plateaux continentaux) et la croûte océanique. Cette dernière, plus dense, est aussi beaucoup plus fine : de 5000 à 7000 mètres d’épaisseur, alors que la croûte continentale est profonde, en moyenne, de 30 000 mètres. La croûte continentale est composée en majorité de roches granitiques dites SIAL pour Silicium-Aluminium. La croûte océanique présente, quant à elle, une composition majoritairement basaltique, largement recouverte de sédiments. La très fine couche de croûte continentale sur laquelle prennent naissance les végétaux est appelée sol. A quelques dizaines de centimètres sous nos pieds, commence le sous-sol, dont la composition chimique et la forme sont extrêmement variables selon les régions du monde et d’un lieu à l’autre dans un même pays. Les géologues de 79 organismes internationaux se sont rencontrés en Août 2008 pour mettre bout à bout l’ensemble des cartes du sous-sol terrestre, aboutissant à un projet de cartographie géologique mondiale sur le modèle de Google Earth® et disponible sur internet à l’adresse www.onegeology.org
CSE : Centre for Science and Environment, l’une des principales ONG indiennes pour l’environnement. L’organisation se bat notamment sur le thème de la pollution de l’air des grandes villes du pays.
CSTB : Centre Scientifique et Technique du Bâtiment : Créé en 1947, le CSTB est un établissement public à caractère industriel et commercial placé sous la tutelle de divers ministères. Ses domaines de compétence sont la recherche, l’ingénierie innovante, l’évaluation de la qualité et la diffusion du savoir. www.cstb.fr
Cyclone : Perturbation atmosphérique (du grec kuklos, cercle) ^prenant naissance dans les zones tropicales, formée de nuages organisés en bandes spiralées tournant autour d’un centre appelé tourbillon où s’établit une dépression. Le réchauffement climatique en cours semble être responsable de l’augmentation du nombre des cyclones (appelés aussi ouragans en Amérique du Nord et typhons dans d’autres régions) et de l’accroissement de leur puissance.
D
dB : Voir Décibel
DCE : Directive Cadre sur l’Eau, adoptée en 2000 par l’Union Européenne et destinée à organiser la gestion des eaux de surface, souterraines et côtières, afin de prévenir et de réduire leur pollution, de promouvoir leur utilisation durable, de protéger l’environnement, d'améliorer l'état des écosystèmes aquatiques et d'atténuer les effets des inondations et des sécheresses. Voir PM.
Déchets : On appelle Déchets tous types de résidus de l’activité humaine : déchets ménagers, agricoles, industriels. Les déchets agricoles, comme les déchets ménagers organiques et les boues d’épuration ménagères, font partie de la biomasse et peuvent être à ce titre utilisés selon les cas soit comme fertilisants naturels en remplacement des engrais de synthèse, soit pour alimenter des installations de production d’énergie (électricité ou gaz.) Le traitement et ou l’élimination des déchets industriels est beaucoup plus complexe car la nature de ces produits est d’une grande diversité. Certains peuvent être recyclés (papier, métaux, emballages plastiques) (voir Recyclage) et d’autres non. Les DEEE doivent être collectés séparément car ils contiennent des matières dangereuses. L’élimination la plus problématique est celle des déchets radioactifs.
Déchets radioactifs : Les déchets radioactifs sont des matières radioactives qui ne peuvent connaître aucun nouvel usage. Pour leur plus grande part, ils sont des sous-produits de l’industrie électronucléaire ou du nucléaire militaire, mais peuvent aussi provenir d’industries très variées, comme l’automobile ou l’électronique (voir DEEE) ou encore de la médecine nucléaire. Il peut enfin s’agir de terres polluées par d’anciennes activités ayant utilisé des matières radioactives comme le radium. On classe les déchets radioactifs à la fois selon leur degré de radioactivité et la durée de leur activité prévisible. D’autres critères entrent en jeu, comme l’émission de chaleur. Chaque catégorie, dûment répertoriée, doit faire l’objet de procédures spécifiques d’élimination ou de stockage, car on ne peut supprimer la radioactivité. La catégorie la plus dangereuse est constituée par les résidus de l’activité des réacteurs nucléaires, fortement radioactifs et présentant une durée de vie potentielle estimée au minimum à des centaines de milliers d’années, voire des millions. Autrefois stockés à La Hague, les déchets de faible et moyenne activité et à courte vie sont entreposés dans plusieurs centres situés dans l’Auibe. Quant à ceux présentant à la fois une forte activité et une durée de vie très longue, on envisage de les enfermer dans des couches d’argile profondes de l’Est de la France. Quoi qu’il en soit, il s’agit d’un problème de grande ampleur pour l’homme et pour la Terre, dont personne ne peut affirmer qu’il sera définitivement résolu. Voir ANDRA.
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